Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, affirme que l’agression conjointe américano-israélienne contre l’Iran a montré que la présence militaire américaine en Asie de l’Ouest n’apporte « que de l’insécurité » à la région.
S’exprimant dimanche 17 mai à Téhéran lors d’une rencontre avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, Qalibaf a déclaré que certains gouvernements de la région avaient autrefois cru que leur sécurité serait garantie par leur dépendance envers Washington.
« Les événements récents ont clairement démontré que la présence américaine n’a pas apporté la sécurité à la région ; au contraire, elle est devenue une source d’insécurité et d’instabilité », a-t-il ajouté.
Selon lui, les États-Unis et le régime israélien n’ont apporté que « le mal et l’instabilité » aux nations de la région par la guerre, l’interventionnisme et les pressions exercées sur elles.
Qalibaf a réaffirmé que les pays de la région doivent renforcer leur coopération et mettre en place des mécanismes de sécurité fondés sur la confiance et la coordination, sans ingérence étrangère.
« La solution à cette situation réside dans la confiance et la coopération mutuelles entre les pays de la région », a-t-il indiqué.
Naqvi, pour sa part, a déclaré que les liens entre Téhéran et Islamabad s’étaient encore renforcés ces derniers mois. Il a salué la position de l’Iran lors des négociations à Islamabad, affirmant que Téhéran avait fermement défendu ses intérêts nationaux tout en cherchant des solutions au conflit avec les États-Unis.
« Nous avons constaté votre insistance sur les intérêts nationaux de l’Iran lors des négociations d’Islamabad, alors même que vous essayiez de résoudre le conflit », a-t-il déclaré exprimant l’espoir qu’Islamabad contribuerait à faire aboutir les négociations.
Qalibaf, qui a participé aux pourparlers de paix menés sous l’égide du Pakistan en tant que négociateur en chef iranien à Islamabad, a également salué le soutien d’Islamabad à la République islamique d’Iran.
Le Pakistan joue un rôle de médiateur dans les négociations indirectes entre Téhéran et Washington après l’accord de cessez-le-feu conclu le 8 avril, suite à 40 jours d’intenses combats.
Les 11 et 12 avril, les deux parties ont mené une intense session diplomatique de 21 heures à Islamabad afin de tenter de parvenir à un consensus, mais les pourparlers ont échoué en raison des exigences excessives des États-Unis.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré récemment que la médiation du Pakistan n’avait pas échoué, mais qu’elle rencontrait des difficultés.
M. Araghchi a également évoqué des messages contradictoires de la part des États-Unis, affirmant que Téhéran n’était pas intéressé par des négociations, sauf si Washington était sincère.